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Kinésiologie : c’est quoi et comment ça marche ?
Par Judith Guesdon, naturopathe, réflexologue et kinésiologue en formation à Saint-Germain-en-Laye
Vous avez entendu parler de kinésiologie par une amie, un collègue ou sur les réseaux, sans vraiment savoir de quoi il s’agit ? C’est normal : le mot est peu connu, souvent confondu avec la kinésithérapie, et la pratique elle-même est difficile à résumer en une phrase. Dans cet article, je vous explique simplement ce qu’est la kinésiologie, d’où elle vient, comment se passe une séance et ce qu’elle peut, ou ne peut pas, vous apporter.
La kinésiologie en une phrase (allez j’essaie quand même)
La kinésiologie est une approche de bien-être qui utilise le test musculaire pour identifier ce qui génère du stress chez une personne, puis l’aide à retrouver son équilibre grâce à des techniques douces.
Le mot vient du grec kinesis, « mouvement », et logos, « étude » : littéralement, l’étude du mouvement. En kinésiologie, le corps et ses réactions musculaires servent de point de départ pour travailler sur le stress, qu’il soit physique, émotionnel ou mental.
C’est une pratique non conventionnelle : elle ne pose pas de diagnostic, ne soigne pas les maladies et ne remplace jamais un avis ou un traitement médical.
D’où vient la kinésiologie ?
La kinésiologie est née aux États-Unis dans les années 1960. Le Dr George Goodheart, chiropracteur, observe alors que la force d’un muscle peut varier selon l’état de la personne, et développe le test musculaire. C’est le point de départ de ce qu’on appelle la kinésiologie appliquée.
Dans les années 1970, un autre chiropracteur, John Thie, rend ces techniques accessibles au grand public avec le Touch for Health (« santé par le toucher »). De nombreuses branches voient ensuite le jour, chacune avec ses spécificités : certaines s’intéressent davantage aux émotions, d’autres aux apprentissages ou à la posture.
Aujourd’hui en France, on parle surtout de kinésiologie spécialisée : une pratique de bien-être, exercée par des praticiens formés dans des écoles privées et regroupés au sein de syndicats et fédérations professionnels, comme le SNK (Syndicat national des kinésiologues).
Attention au sens québécois du mot
Au Québec et plus largement au Canada, un « kinésiologue » est un professionnel de l’activité physique, diplômé de l’université, qui conçoit des programmes d’exercice. Rien à voir avec la kinésiologie pratiquée en France : si vous tombez sur des articles canadiens, vous comprendrez pourquoi les définitions ne correspondent pas.
Comment ça marche ? Le test musculaire expliqué simplement
Le test musculaire est l’outil central de la kinésiologie. Concrètement :
- Vous tendez un bras (ou une jambe) dans une position précise.
- Le praticien exerce une légère pression, sans force, pendant une ou deux secondes.
- Il observe la réponse du muscle : il reste tonique, ou il se relâche.
En kinésiologie, on considère que ce changement de tonus reflète une réaction de stress face à une pensée, un souvenir, une situation ou un objectif évoqué pendant la séance. Le test sert ainsi de fil conducteur : il oriente l’échange et le choix des techniques, un peu comme une boussole.
C’est pour cette raison que la kinésiologie est souvent décrite comme un « dialogue avec le corps ». Ce n’est pas un examen médical, et il ne permet pas de détecter une maladie.
Comment se déroule une séance de kinésiologie ?
Une séance dure en général environ une heure. Vous restez habillé, allongé sur une table ou assis confortablement.
1. Un temps d’échange. Nous faisons le point sur ce qui vous amène : une difficulté du moment, une émotion qui revient, une période de changement, un projet qui n’avance pas. Ensemble, nous formulons un objectif positif et concret, par exemple : « Je me sens calme et confiant pendant mon examen ».
2. Le test musculaire. Il permet de repérer ce qui, par rapport à cet objectif, génère du stress.
3. Les équilibrations. Ce sont les techniques qui aident le corps à relâcher ce stress : stimulation de points réflexes, mouvements, respiration, travail sur une émotion ou un souvenir, visualisation… Le choix se fait séance par séance.
4. La vérification. On refait le test sur l’objectif de départ, puis je vous propose parfois un petit exercice ou une piste à explorer chez vous.
Pour les enfants, la séance est plus courte et plus ludique, et se fait en présence d’un parent. Souvent, deux à trois séances espacées de quelques semaines suffisent pour travailler un objectif.
Les méthodes que j’utilise : Touch for Health, Three in One Concepts et Brain Gym
Il existe de nombreuses branches de kinésiologie. Au cours de ma formation à l’école Ekivie (633 heures), je travaille principalement avec trois d’entre elles, qui se complètent bien :
- Touch for Health : la base de la kinésiologie grand public. Elle s’appuie sur le lien entre muscles, méridiens de la médecine chinoise et points réflexes, pour un rééquilibrage global.
- Three in One Concepts : une approche centrée sur le stress émotionnel. Elle aide à identifier l’origine d’un blocage (une croyance, un vécu passé) pour pouvoir aborder la situation actuelle avec plus de liberté.
- Brain Gym (ou kinésiologie éducative) : des mouvements simples qui accompagnent la concentration, la coordination et les apprentissages. Très utilisée avec les enfants et les adolescents, par exemple pour la lecture, l’écriture ou la préparation des examens.
Pour qui et pour quelles situations ?
La kinésiologie s’adresse à tout le monde, des enfants aux seniors. On consulte le plus souvent pour :
- le stress et l’anxiété du quotidien ;
- des émotions difficiles à gérer : colère, tristesse, peurs ;
- une période de transition : déménagement, séparation, reconversion, deuil, arrivée d’un bébé ;
- un manque de confiance en soi ou du mal à prendre des décisions ;
- la préparation d’un examen, d’un entretien ou d’une prise de parole ;
- chez l’enfant, des difficultés de concentration ou d’apprentissage, et le stress scolaire.
Ce que la kinésiologie n’est pas
Pour choisir en confiance, il est aussi important de savoir ce que la kinésiologie ne fait pas :
- Ce n’est pas de la kinésithérapie. Le kinésithérapeute est un professionnel de santé qui rééduque le corps sur prescription médicale ; le kinésiologue accompagne le stress et les émotions.
- Ce n’est pas un acte médical. Un kinésiologue ne pose pas de diagnostic, ne prescrit rien et ne vous demandera jamais d’arrêter un traitement.
- Ce n’est pas une méthode validée scientifiquement. Les études menées à ce jour n’ont pas démontré que le test musculaire est fiable pour diagnostiquer quoi que ce soit. C’est pourquoi je le présente comme un outil d’accompagnement, et non comme un test de santé.
En cas de symptômes physiques, de douleurs ou de mal-être persistant, consultez d’abord votre médecin. La kinésiologie peut ensuite venir en complément.
Kinésiologie, naturopathie et réflexologie : trois approches complémentaires
Dans mon cabinet, la kinésiologie complète les deux approches que je pratique déjà :
- la naturopathie travaille sur l’hygiène de vie : alimentation, sommeil, gestion du stress ;
- la réflexologie plantaire favorise la détente profonde et le relâchement physique ;
- la kinésiologie aide à dénouer ce qui se joue sur le plan émotionnel.
Par exemple, dans un accompagnement du stress, les conseils naturopathiques agissent sur le terrain, tandis que la kinésiologie aide à comprendre et à apaiser ce qui déclenche les tensions.
Envie d’essayer ?
Je suis actuellement kinésiologue en formation et je propose des séances d’apprenante à 20 € dans mon cabinet du centre-ville. Les séances certifiées débuteront en janvier 2028.
👉 Découvrez le déroulé, les tarifs et les réponses à vos questions sur ma page kinésiologue à Saint-Germain-en-Laye.
Questions fréquentes
La kinésiologie, c’est sérieux ?
C’est une pratique de bien-être encadrée par des écoles et des syndicats professionnels, avec une charte éthique. Elle n’est pas reconnue comme une médecine et son efficacité n’est pas démontrée scientifiquement : elle se vit comme un accompagnement, en complément d’un suivi médical si besoin.
Est-ce que la kinésiologie fait mal ?
Non. Le test musculaire consiste en une légère pression, et les techniques utilisées sont douces : toucher de points réflexes, mouvements, respiration.
Quelle différence entre kinésiologie et sophrologie ?
Les deux accompagnent le stress. La sophrologie repose sur la respiration, la relaxation et la visualisation, que vous apprenez à pratiquer seul. La kinésiologie s’appuie sur le test musculaire pour cibler ce qui génère du stress, puis sur des techniques d’équilibration.
Combien de séances faut-il ?
Cela dépend de l’objectif : souvent deux à trois séances espacées de quelques semaines, parfois une seule.